Fuchsia

Quand tout se fait petit, Femmes, vous restez grandes!    -Victor Hugo-

Petite pensée à la femme la plus formidable qu’a reconnu la terre: Ma mère  je lui épargne encore mes beaux mots pour sa journée de la maman, si seulement j’étais poète…

Petite pensée à des belles,chaleureuses, drôles,cordiales turbulentes femmes que j’aime atrocement mes jolies soeurs. Que le bon Dieu garde ma vie ensoleillée par leur existence. Amen

Petite pensée à mes chères amies, ma deuxième famille: folles, joyeuses et ambitieuses !
Petite pensée à mon amie, ma soul mate qui chagrine -stupidement- d’une rupture, et qui souffre d’un ulcère de stress à cause de cela et à qui je ne peux rien faire, à part simuler la compréhensive, pasque ça c’est être femme…
Petite pensée à toutes les femmes XX qui grâce à leur complexité, elles apprennent que la vie peut être vécu simplement!
Pensée à toutes les femmes fragiles qui ne se sont -bizarrement- pas encore fanées dans ce bas monde de brutes!
Petite pensée aux femmes XY, pasque ça existe!!
Petite pensée aux femmes X, car elles sont femmes différemment!
Pensée à ttes les femmes que leurs oestrogènes leur a coûté la féminité, et entre Chimiothérapie et chirurgie, elles deviennent des Superfemmes…
Petite pensée dans ce 8 Mars à une femme spéciale- qui n’a pas déclenché ou arrêtée une guerre,mais qui a juste chanté différemment DIAM’S ( et car je suis en train de l’écouter maintenant)
Petite pensée finale à moi même, car je le mérite bien ;)

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C’était une fois une médecin en herbe (3)

Nos tueuses Oestrogènes.

Le temps passe si vite, je finis un stage pour commencer un autre, je parcours des nouveaux services, j’apprends des choses, et j’oublie d’autres ( et entre nous, j’oublie beaucoup plus que j’apprenne, je suspecte une démence précoce chez moi, mais bon, quand j’y pense, dans ma tête il y’a un coin “bad memories” qui me pourrit la vie, ça échappe de façon hallucinante à cette supposée démence, je soupçonne un effet oestogénique derrière cette bizarre combinaison dont le  seul but atteint est me maintenir “pleurnicheuse”.)

Je fais mon stage actuellement dans un service de gynéco-obstétrique, on est encadré par une équipe de médecins grincheux, où on voit rarement des sourires, les femmes médecins ne sont pas très féminines, je fais la remarque pasque je suis une victime de la manipulation médiatique hollywoodienne qui m’a fait croire pendant des années que être médecin féminine ça équivaut être Gygy, enfin ça se peut que ce soit vrai en USA, mais au Maroc, on voit rarement des médecins féminines, les tenus de bloc et les tabliers d’abord,  l’épuisement physique fait e la triade CPH pour ” Cernes, Pâleur, et Hypotonie” suite aux gardes ensuite, ça rime pas avec féminité au sens courant et vulgaire médiatisé pas les pub de produits d’épilation et les Clips musicaux…

Je disais qu’on ne sourit qu’occasionnellement dans ce service, et généralement après ce que le chef de service rigole au cours d’une visite, c’est une sorte de régime militaire sans uniforme ce service, bizarrement on doit rire à tout les blagues  du chef, même quand ce n’est pas marrant, ce qui est souvent le cas, car généralement y’a toujours une personne entre nous ( personnels du service) qui est sujette de la blague, y’a certains comme moi -des types bien- qui ne rigolent pas de façon flagrante à ces blagues afin de ne pas moudre le restant de la dignité du “sac de sable” du chef de service, y’en a d’autres qui voient plus loin,  qui ont de la mauvaise foi, et se disent que tôt ou tard ils feront “le sac à sable” au chef, et y’aura du monde qui en rigolera, du coup il faut en profiter, et prendre en goûter celui qui pourra les prendre en dîner.

En fait, pour être sincère, avant d’y mettre les pieds, j’imaginais que ce service situé dans un bâtiment à connotation “érotique” =le bâtiment G sera un bâtiment coloré en rose où on trouvera des gens qui couchent et accouchent, et  des médecins qui prennent soin d’eux, où on verra “la fabrication de la vie”, le pouvoir magique des femmes de faire des jolis bébés…et plein d’idées roses pâles, roses vives, roses fuchsia, roses cuisses de nymphe émue…

Je blâme mon imagination étroite, mon incapacité de sortir de ma coquille d’enfant, mon impuissance de mettre des synapses entre mes connaissances théoriques et la réalité, mon incompétence à faire la part entre mes cours et les contes de fée que j’ai lu et je n’ai jamais pu croire malgré ma sottise illimitée !

Depuis que je  suis au service G, je n’ai que des patientes atteintes de cancer de sein, des femmes imprégnées d’oestrogènes qui développent finalement des cancers, cette forte exposition aux Oestrogènes, qui sonne bien dans la tête d’un obsédé de littérature: une femme qui “purge” l’oestrogènes, une fontaine d’oestrogène, une femme “oestrogénée” jusqu’aux bout des doigts, jusqu’à la moelle, n’est finalement qu’une célibataire âgée, une femme paucipare ou nullipare- ayant peu ou pas d’enfants-, n’ayant pas pu prendre suffisamment de repos de ses oestrogènes, ce repos est normalement concrétisé par la grossesse, ça supprime littéralement l’effet glamour de l’oestrogène, et favorise le rôle d’une autre hormone plus “stabilisante” La Progesterone qui protège le nid du foetus d’éventuel tremblement d’utérus, et qui protège les seins, l’endomètre, ovaires d’un éventuel processus destructif à long terme  ♯La physiologie pour les nuls

C’est idiot d’avouer que ça me traumatisait à chaque fois de savoir ( car le sort a  fait que les cas que j’aie seront semblables) qu’une patiente déjà amputée d’un sein présenta une autre tumeur dans le sein restant et devint candidate à une deuxième mastectomie, ça m’est arrivé de me sauver de la salle d’hospitalisation après la visite médicale pour échapper des questions des pauvres patientes mal informées sur leurs cas, qui prennent les pauvres stagiaires de messagers des sains- chirurgiens  qui n’ont pas le temps d’établir une petite conversation avec la matière première de leurs chef-d’oeuvres artisanaux; Je me sauvais car je n’ai jamais eu les mots pour bien expliquer quelque chose à quelqu’un dans mes meilleurs états, moins quand je suis tout aussi perturbée et angoissée que la patiente, solidarité féminine oblige…

Il me faudra un énorme effort pour avoir un minimum d’intelligence émotionnel, et mes hormones ne m’aident pas…

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C’était une fois…une médecin en herbe. (2)

Pressée comme une élève qui s’attendait au son de la cloche pour aller savourer sa récréation, elle ne cessait pas de jeter des regards fugitifs à sa montre, avec une fréquence rivalisant avec la vitesse des aiguilles, elle croyait toujours aux miracles, personne ne savait si par le grand des hasards, ces aiguilles acceptèrent le défi lancé par ses yeux et augmentèrent leur vitesse pour sauver leur honneur…elle fit un dernier regard discret vers sa montre…mais quelle décevante lenteur!!

Il n’y'avait absolument rien d’intéressant à l’extérieur, elle n’avait pas de projets pour l’après midi, mise à part ses négociations entre elle et elle même : est ce qu’elle  devrait assister à ses cours magistraux à la fac avec un risque énorme de gerber après un quart d’heure du début du cours,  que finissait comme d’habitude par une sieste en plein amphi ou une fuite vers la buvette, ou rester chez elle avec tout ce que ce grand geste impliquait de franchise vers soi même…et de courage en quelque sorte.

Elle jeta un regard vers la femme allongée sur le lit en face d’elle :  née en 1941, originaire et habitante à Taounat, femme au foyer, bas niveau socio économique, sans antécédent médicaux, une césarienne ça fait une éternité pour faire accoucher un naissant mort in utéro, c’était sa première et dernière grossesse…la femme pleura en rapportant cette histoire, elle accusait sa belle soeur d’être la cause de la mort de son fils, et d’être la cause de sa stérilité, la jeune stagiaire n’étant pas très douée dans l’argumentation rationnelle surtout en s’adressant à une dame analphabète aussi âgée, pleurant en plus, ne pouvait que se réfugier à l’argumentation spirituelle et religieuse, étant tout aussi valable : ” c’est la volonté d’Allah Madame” !

Ce qui était étonnant chez cette dame hospitalisée dans le service d’urologie pour une tumeur maligne de vessie était ce fait de pouvoir ne pas trop y penser, pleurer pour ne pas avoir pu faire des bébés alors qu’elle souffrait d’un cancer vésical, avec tout ce que ceci signifiait de la galère avec les symptômes “organiques” à l’atteinte du narcissisme et la limitation d’autonomie…Peut être, elle croyait que la présence de fils et filles, rendraient sa vieillesse plus paisible, et sa guerre contre la maladie plus facile; l’ingratitude des dernières générations, et leur rancune vis à vis l’autorité de leurs parents auraient pu rendre sa vieillesse encore plus insupportable, pensa-t-elle, elle n’était sûrement pas la seule à y penser, se rassura-t-elle…

Elle ramassa rapidement son observation médicale et son polycopié d’urologie, mit les bilans à l’intérieur du dossier médical que plaça sous son bras gauche enfila son sac sur son épaule droite, salua la dame à moitié endormie, et fila au bout de ses orteils ne comprenant pas toujours pourquoi mettait-elle des talons alors qu’elle ne les trouvait pas commodes du tout, surtout dans un hôpital.

Elle parcourut le couloir toujours en évitant de produire  le moindre bruit et en étant consciente qu’on pourrait bien la prendre pour une handicapée en marchant de cette façon…elle sourit au médecin aux quatre yeux à l’accueil, posa le dossier entre ses similaires, et chercha son chemin vers le bureau de la secrétaire du chef de service pour réaliser le geste le plus mineur et humiliant qu’on pouvait faire à l’intérieur d’un hosto : Signer la sortie…drôlement elle se plaignait à chaque fois elle regardait la secrétaire qui avait son même âge lui présentant la liste pour signer, ayant son propre bureau, un bon salaire, et une vie d’adulte, alors qu’elle, la mineure stagiaire, menait une vie misérable d’étudiante, et devait se présenter chaque matin dans le bureau de cette gonzesse pour signer l’entrée et la sortie, et c’est pas rancunier…

“Il me reste beaucoup pour grandir” pensa-t-elle.

Cinq minutes après, elle se trouva en dehors de ce gigantesque rassemblement de bâtiments, essoufflée tel un petit animal traqué…elle contempla cet endroit bizarre, qu’une fois dedans, elle sentit comme si toute l’humanité était malade, que toutes les pathologies que l’on prétendait rares au cours des cours théoriques à la faculté deviendront fréquentes et usuelles; Elle tourna son dos à la place où elle se sentait princesse aux yeux des patients grâce à sa bonne santé et son tablier blanc, et continua de marcher dans ce vrai monde qui courait  d’une vitesse hallucinante,  la précédant de plusieurs années, certaine qu’avec sa vitesse de tortue, elle ne saurait jamais l’attraper…et d’une princesse -aux-yeux-des- patients à l’hosto, elle se convertit en ce qu’elle était réellement: elle même, et ceci était absolument loin de ressembler à une princesse…

Elle devait hâter pour ne pas rater son bus, l’unique et orphelin bus qui passait à cette heure près de son lieu de stage et qui pouvait la ramener chez elle…et ce jour là, malgré tous ses essais sérieux pour sortir à temps, il était parti sans être honoré par sa présence sur son dos…tant pis!  elle devait donc penser à chercher un taxi, mais dans cette ville, avec toutes ses bizarreries qui faisaient son charme, les chauffeurs de taxis deviendront les premiers ennemis des non-motorisés tellement les trouver facilement était une mission impossible, satanés de chauffeurs de taxis,à côté bien sûr des cambrioleurs trop galants qui, de façon sensuelle étaient habitués de tenir les bras des victimes, les entourer tendrement pour les empêcher à “grimacer” à un passager un “SOS”; un couteau posé suavement sur le flanc, et séduites, les victimes cédèrent leurs sacs sans réfléchir…Ce genre de scènes se répétait de façon terriblement fréquente.

Cinq minutes après, elle se réveilla de son absence, et décida de ne pas retourner chez elle, et de rester déjeuner à la buvette de la  faculté située de pas très loin de son centre de stage!

En entrant à la buvette, elle se dirigea sagement vers le Monsieur quinquagénaire  pour commander un sandwich et une bouteille de boisson gazeuse, puis elle s’ installa sur une table miraculeusement disponible à cette période de la journée, et c’était seulement à cet instant qu’elle avait pris goût à voyager par ses yeux dans les différents coins de cet endroit, de faire le tour de toutes les tables, c’était bizarre comme  elle arrivait à reconnaître la plupart des visages; Tous le monde bouffait machinalement, chacun son histoire, chacun son présent, chacun ses préoccupations…et drôlement elle avait aussi des renseignements sur certaines personnes là bas, comme en faculté de médecine, on développait avec le temps un sens raffiné d’observation et de partage d’informations, enfin, elle ignorait toujours si c’était vraiment lié aux études médicales, ou plutôt c’était culture de tout un pays …l’observation!

C’était moche d’être obligée de saluer les passagers de ses connaissances qui traversaient la buvettes tout en continuant de manger, sourire en mâchant, et surtout finir son repas avant qu’elle soit dérangée par un arrivé qui voudrait partager la table avec elle tellement l’endroit était petit et les places étaient limitées; C’était très naturel qu’elle aie une dyspepsie toujours après chaque déjeuner, et si on comptait la fréquence de ses déjeuners à ce même endroit, on saurait qu’elle était une dyspepsique chronique!

Ennuyée, elle jeta un regard vers sa montre, elle restait encore une heure pour le début du cours, elle continua à contempler sa montre comme si elle était l’invention la plus curieuse, ou l’endroit le plus merveilleux dans le désert où elle se trouvait, assise sur un banc en face des terrains de la fac, seule et pensive, et particulièrement “profondément” pensive ce jour là, c’était d’ailleurs la seule  particularité de ce jour qui ressemblait pathétiquement à la plupart de ses journée depuis ce qu’elle a entamé ses études universitaires. Cette étape de sa vie qui n’était guerre semblable a ce qu’elle songeait être: la transformation en une adulte, réfléchie, studieuse et travailleuse, et active et productrice…elle était certainement adulte mais qu’en âge, et le reste des qualités tenait apparemment à ne pas franchir les frontières des rêves…”Etre seul c’est être mal accompagné” et c’était absolument vrai dans son cas, se disait-elle en hochant la tête comme si elle voulait chasser ces idées pessimistes et dévalorisantes que son ennui était en train d’accoucher vertigineusement.

Elle leva les yeux à la recherche d’une bonne compagnie qui pourra la débarrasser de sa propre compagnie, ” l’auto-critique c’est bien, mais il faut qu’il soit rentable” pensa-t-elle,  elle pratiquait cette manie depuis quatre ans, et ceci n’était qu’une sorte d’auto-torture, et un instrument pour moudre son narcissisme…sans merci.

Une bande d’amies de stage apparut, et elle n’hésita pas d’aller s’y dissoudre et reprendre son rôle de l’étudiante souffrant de rien.

(…)

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Chaos.

Nathalie Shau

Je fête aujourd’hui le début de ma 23 années sur la planète…Bof je suis terrienne voyons!

Un anniversaire n’est finalment qu’un jour ordinaire pour les autres, mais je crois que des évènements surnaturels régissemnt le métabolisme des naissants de ce jour, Dieu seul, et les strologues peuvent nous parler des échanges d’énergies qui se font entre les je ne sais quoi et qui pour aboutir à cet état d’euphorie, de méditation …des sensations particulières qu’on ne vit que le jour de son anniversaire!!

C’est évident que je n’ai aucune envie de parler de l’acquis dans cette histoire d’anniversaires, c’est plus logique d’ailleurs, mais aujourd’hui j’ai envie de délaisser la logique, de régresser à mon état initial, à la matière crue que ma mère a réussi d’extérioriser vers ce monde, cette entité stupéfaite que j’étais avec toutes mes craintes, mes angoisses de séparation et d’arrachement de mon monde parfait quoiqu’étroit, vers ce monde vague, et froid, où il fallait fournir de l’effort pour survivre, un effort d’annoncer ma faim, et ma soif , un effort d’appeler les approvisionnements, un effort pour m’adapter à l’initiation du fonctionnement de mes sens, le chaos sensoriel que j’ai du vivre d’un seul coup, et supporter malgré ma petitesse et ma fragilité, mon ignorance d’être désormais une entité indépendante en quelque sorte, et dépendante en réalité, une sorte de parasite volumineuse dont l’hôte est responsable de mon existence, et de ce fait, il est obligé d’assouvir mes besoins, et de supporter mes succions similaires à ceux des puces, qui l’épuise, et me rassasie !

Nos sens nous jouent depuis toujours des mauvais tours, j’essaie d’imaginer les mains de l’accoucheuse sur ma peau pour la première fois, ça devrait m’irriter, moi qui me suis habituée à la douceur de l’eau où j’ai baigné pendant des mois, je me demande aussi sur les premières ondes sonores qui ont effleuré mes tympans, ça devrait être les ondes de mes cris, mais c’est encore plus probable que ça soit la voix d’une infirmière grossière en train de râler pour que ma mère dépêche mon “éjection”, et ce qui m’est le plus difficile à imaginer c’est ma réaction à l’air, et comment j’ai pu d’un coup remplir mes poumons collabés d’air, et initier ma respiration, je claque cette image à la scène d’un nageur noyé qu’on a réussi à sauver, et qui grâce à certaines manipulations a pu reprendre sa respiration mais après  un long soupir sonore, cependant les points de divergence restent qu’un nageur a déjà appris à respirer contrairement à moi, et qu’il était heureux d’être sauvé, pas moi qui aurait préféré rester au ventre de ma mère …

Quand je me sens déprimée, et c’est souvent le cas, l’idée que j’ai pu être capable un jour de reconnaître mon chemin labyrintique vers l’extérieur, vers un monde inconnu et pas trop désiré, et que j’y survis depuis, me donne des ailes: J’ai au moins pu réaliser un évènement, pas très original, mais intéressant, et je subis avec courage, patience et foi ses conséquences!

Au fur et à mesure que l’on avance dans nos vies, nos corps mûrissent et nos sens s’épanouissent et s’affinent,  on se trouve même en train de développer des nouveaux sens, qui à chaque première perception nous étonnent, nous intriguent, et taillent à nouveau l’image qu’on a pu construire sur ce monde, sur nous même, et sur autrui …pour aboutir finalement à un phénomène chaotique tellement on subit des intersections de perceptions, et on noie dans la découverte de nos sens, et le chaos de notre existence!

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Idole.

Je vis actuellement un état d’obsession nostalgique époustouflant, pourvu que mes crises nostalgiques soient semblables à chaque fois, car elles ne concernent qu’une partie “lumineuse” de mon court histoire, la partie ou les parties qui sont distribuées aléatoirement dans le ruban lu du film de ma vie, projeté sur l’écran de ma mémoire, puisque j’ai peur de visualiser les autres parties, les chaines intraduisibles, ou les « scènes » que mon cerveau refuse de me servir tellement leur effet nuisible sur mes autres organes est déjà prouvé!

Cela ne veut dire nullement que je sois lâche; Je suis courageuse, je suis commode, je ne regrette pas ma vie, je l’assume en entier, mais je ne pique de mon passé que ce qui motiverait mon présent pour aboutir à un bon et délicieux futur, ou au moins j’en tire ce qui me donnerait plaisir à présent!

Aujourd’hui j’ai eu comme une sorte de pensée forcée, un état obsédant, j’ai plongé dans mon “histoire”, et je me suis arrêtée à une période qui a marqué ma vie jusqu’ à ce jour là, ceci il y’a 7 ans maintenant, j’avais à l’époque 16 ans, j’étais lycéenne, je me ressemblais à l’époque, car je ne change pas beaucoup, à part qu’à cette période j’avais cet éclat aux yeux, cette persévérance, cette foi, et cette confiance en moi, chose qui me manque actuellement , et que je m’en lamente mais un peu discrètement !

L’héros de ma crise épileptique obsessionnelle de ce jour est  Pr.Hassan, mon professeur de mathématiques ; j’arrive toujours à voir les détails de son visage, ce visage rond poilu la plupart du temps, ces yeux sombres brillants malins, surmonté de sourcils épais mais bien tracés, et ce sourire qui ne le séparait presque jamais, même quand il parcourait seul le couloir du pavillon pour arriver à la salle de cours, ce sourire qui mettait tous ses interlocuteurs en aise, et facilitait la sculpture d’une image d’un type bien dans les cervelles de toute personne ayant eu la chance de le rencontrer, rencontrer mon professeur « chéri », une personne à qui j’ai porté un respect énorme, un estime que je n’ai pu porter à aucune autre personne après !

Pr. Hassan était un homme de petite taille, je me rappelle que j’avais la possibilité de bien contempler son crâne d’en haut, au cours de nos courtes conversations à l’entrée de la salle de cours, ou quand il m’aidait à résoudre un exercice au tableau, tellement  j’étais grande, j’ai pu détecter une cicatrice atrophique,  un début central de calvitie, et une canitie légère !

Pr.Hassan était un homme de pensée, un homme réfléchi, qui aimait partager sa sagesse, ses connaissances avec nous : «  je vous prépare pour être cadres de qualité, pour pouvoir  concourir avec  la performance des autres concurrents que la politique de mondialisation les importera vers ce pays » ; Je ne saisissais pas grande chose de ce principe, mais je respectais bien son inquiétude pour l’avenir de ses étudiants !

C’était vraiment une vraie galère pour moi après cette année d’études chez lui de pouvoir imaginer l’existence d’un homme intelligent non fumeur, car mon professeur était fumeur, il avait l’habitude aussi d’apporter avec lui son « coffee without sugar » cela lui permettait de garder son hyperactivité, ses mouvements rapides, et ses reflexes hallucinants !

J’ai passé mes trois ans de lycée sous son influence, sous l’effet de ses idées glorifiant les constructeurs de la civilisation, l’histoire de L’ummah, le risque de la “colonisation” chinoise, le rôle des mathématiques dans la sculpture du caractère et de la pensée, « la mathématique » et l’usure de la notion « des mathématiques » qui définit deux entités : l’Algèbre, et la géométrie , puisque les repères et les coordonnées ont pu transformer les plans en chiffres , et donc une fusion de la géométrie dans l’algèbre…et surtout la stupidité des gens qui mâchent du chewing gum : «  Regardez bien les gens qui aiment le Chewing gum, ce sont surtout les sportifs, et les sportifs ont un niveau d’intelligence limité à maitriser leurs corps…ils sont stupides la plupart du temps ! » disait-il. C’était un vrai programmeur, il était mignonnement programmateur !

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Al Maghreb pour les optimistes.

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Docteur

Si vous êtes  fans de la diversité et du dialogue des opposés…

Si vous êtes fan de parcourir toutes les échelles sociales en un seul coup d’œil…

Si vous n’avez jamais vu un médecin sans doctorat, ou encore un médecin qui s’est fait matraqué à coup dur et unique déchiquetant son fémur  et l’envoyant droit vers un bloc opératoire pour mise en place d’une prothèse : une articulation artificielle au langage courant …

Et le point le plus excitant dans cette histoire c’est le pourquoi du comment de cet événement! Et bien justement car il voulait devenir enfin docteur en médecine après 8 ans d’études, de frustration, et sacrifices, et toute une vie de travail…

Bac+13Si vous avez envie d’être honoré pour des exploits, et des dons dans le «secteur humanitaire», de collectionner des  prix et de témoignage de patriotisme de partout, et de se transformer en fractions de seconde en un sac de sable pour un flic enragé au cours d’une manifestation où tu mets ton tablier blanc en guise de drapeau de  paix, ou mieux en un perfide qui ose entrer dans une grève que l’on a pas autorisée !

2M

Si vous avez envie de voir et lire une média qui parle de tout, sauf ce qui se passe réellement, et ce que vous voulez vraiment comprendre, une média qui à la place de essuyer le pus pour montrer la plaie, elle couvre cette plaie de pansements blanchâtres, la couvre et la couvre encore, jusqu’à ce qu’on ne suspecte sa présence -la plaie- que par l’odeur nauséabonde qu’elle donne et qui défit les odeurs aromatisantes des mensonges!

Yasmina dégage

Si vous avez envie de voir des autruches qui se cachent littéralement les têtes dans le sable, et se laissent exposer la derrière –plus résistante aux fessées-  pas par peur, mais chez nous, par indifférence, par ignorance, par ce que vous voulez, sauf  responsabilité…

Venez voir l’application la moins erronée de cette politique…

Venez voir une autorité supérieure qui se tire de sa responsabilité à résoudre les masses de problèmes et catastrophes se précipitant depuis des années , sous prétexte qu’il ne lui reste qu’un mois en tant qu’autoritaire …ou pire…que cette autorité n’est pas touché par ces problèmes…

Si vous avez envie de voir un clochard qui s’introduit le matin entre les foules qui crient et expirent, revendiquant du changement, des restaurations  et des stérilisations de leurs établissements supérieurs infectés, qui en profite pour détrousser le prix du billet du concert auquel va-t-il assister le soir, à la fin des escarmouches avec les forces de désordre, pour se retrouver de nouveau devant le même flic, mais cette fois dans un autre atmosphère, un atmosphère de déstresse et de relax, un atmosphère de musique et de danse, où le flic est là pour protéger les artistes, et le clochard est là pour déstresser et se préparer pour ré-affronter  son ami de nuit, et son ennemi du matin le flic dans une nouvelle bataille sanglante et répresseuse…et que chacun fait son rôle comme il voit, et le blâmable est celui qui n’a pas encore bien appris le jeu !

Le Maroc pour les optimistes est votre direction, le Maroc vous permettra de tout vivre, et tout voir dans le peu de jours que vous aimeriez y passer, le Maroc est plutôt généreux pour vous partager tous ses secrets en une seule journée même!

Bienvenue au Maroc, ici vous êtes chez vous, le Maroc est beaucoup plus accueillant avec ses visiteurs qu’avec ses habitants !

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Lutte.

Child criesAvez-vous passé une nuit en attente d’un criminel qui s’attend à votre sommeil pour enraciner son long couteau entre vos petites ou grandes côtes ?!

Avez-vous déjà reconnu le vrai sens de la peur ?!

Si votre réponse  à la première question était négative, c’est qu’elle l’est aussi votre deuxième réponse !

L’expérience de la vraie peur, ou l’échelon le plus élevé dans l’échelle de l’horreur,  cette sensation de contraction de tous les muscles de ton corps suite au battement le plus fort qu’à pu réaliser ton cœur durant toutes ses années de travail et d’entrainement interminables, comme s’il essaie de te doper du maximum de ton sang pour te préparer à affronter la mort ou mettre tes sens en alerte pour réaliser une dernière tentative pour l’échapper.

Une immobilisation  du corps, et fixité du regard,  une oppression  du thorax que je crois nécessaire pour empêcher ce cœur de s’extérioriser  qui ,peut être par curiosité a envie de voir si l’événement est vraiment valant de l’effort qu’on lui fait faire, et un arrêt de la pensée, une disparition de tout ce qui t’entoure,  n’en reste que les pas de ton bourreau que tu suis comme un petit animal impuissant qui espère pouvoir vivre puisqu’il se juge incapable de lutter pour vivre, et puisqu’il est aussi non autorisé d’enfreindre les lois de nature et désobéir son instinct de survie.

 

N’avez-vous jamais pu imaginer l’attitude que votre corps et cœur prennent quand votre bourreau décide de  décaler  votre exécution ?!

Des ruisseaux de sueurs  traverseront votre corps du haut vers le bas ; En dépit de votre corps toujours immobile, et de vos yeux toujours fixes, votre cœur aura hâte de se reposer en battant beaucoup plus lentement, et vous arriverez enfin à percevoir la présence de l’air autour de vous, et vous recommencerez et respirer…

Vos sens, toujours abolis, ne vous permettrons que d’entendre le son de vos inspirations et expirations,  voir le départ du danger, et sentir l’angoisse que procure l’idée d’une reprise de cette lutte tôt ou tard !

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C’était une fois, une médecin en herbe…(1)

Rêve d’enfance.

Je suis une fille rêveuse, je suis très rêveuse même, je rêve depuis ma conscience de mon existence, qui n’était pas forcément par ma pensée, mais surtout par mon pouvoir magique d’enfant d’obtenir des ailes, de gagner la force pour les mouvoir, et de pouvoir voler, voler là haut, vers un monde serein où je n’avais besoin que de déposer mon anneau de sainteté surmontant ma tête pour pouvoir y accéder, et de le récupérer à mon retour au monde bas, pour diluer la haine, la peur, et les rancunes de mes grands…

J’avais la possibilité d’échanger  mes yeux sombres à la clarté du bleu des yeux de ma poupée blonde, j’avais le pouvoir d’échanger mes inquiétudes d’enfant et ma confusion devant les conflits de mes grands contre le moelleux fourrure de mes nounours,   ils avaient ce pouvoir d’absorber la peine et de m’entourer de tendresse … comme dans un beau rêve…c’était mon beau monde de rêves !

Je n’étais pas une enfant stupide comme vous êtes entrain de vous dire maintenant… je rêvais de choses beaucoup plus importantes,  qui témoignent que je réfléchissais quand même…tel un enfant, mais peu importe !

Je rêvais comme tout enfant de mon avenir, de ce que je deviendrais quand je serais femme : une grande femme, avec le corps d’une femme, les cheveux d’une femme, la voix d’une femme…une femme grande et tout (quoique ce soit parmi les plus grandes difficultés que rencontraient mes aptitudes imbattables d’imagination)…J’observais mes mains, et je voyais des lumières, des éclairs, des halos jaunes, verts et parfois rouges, témoignant d’une grande énergie et d’un grand potentiel (et je n’ai rien inventé, c’est comme ça qu’on symbolise l’énergie dans les dessins animés !), et j’étais intelligente – comme j’ai déjà signalé- je réfléchissais si tôt de quoi faire de cette énergie, j’étais si chétive à hésiter de m’imaginer telle une combattante de Kung Fu, pourtant c’était le meilleur domaine à mon avis pour mobiliser mes potentiels multicolores dans le but de casser le grand vase solide situé dans la terrasse de cette maison japonaise traditionnelle…

J’aimais les animaux, j’avais également un pouvoir magique de lier plus facilement d’amitié avec des animaux qu’avec des humains, car ils étaient muets, ils étaient incapables de dire ce qui me déplait, ils étaient aussi  compréhensibles, il n’avaient pas besoin de plus de mes caresses pour qu’on se comprenne, ils respectaient mon silence, et ils étaient pour moi respectueux jusqu’à preuve du contraire…

J’avais ce sens humaniste qui occupait  plus que mon petit corps occupait de cette terre, je m’inquiétait pour les oiseaux et les chats qui habitaient hors de ma fenêtre dans les nuit hivernales très froides, et je n’ai jamais pensé aux humains…j’ignorais qu’ils puissent être  aussi sans refuge.

J’ignore quand est ce que j’ai décidé de convertir mes bulletins et mes notes honorables au lycée en un banc dans les amphithéâtres de la faculté de médecine…mais j’en suis sûre que c’était au cours de mes étapes précoces de développement  de personnalité.

« Je veux devenir médecin quand je serai grande, pour traiter les gens ! »  disais-je à l’école, et ça me rend nullement spéciale ou différente comme enfant.

Mais c’était pourtant spéciale de voir une fille « hématophobe », herbivore,  à cœur fragile, qui pleurait à assécher ses yeux son mouton sacrifié pour les rituels religieux  annuels, de vouloir devenir médecin, et chirurgien même (et oui c’est ici que j’ai décidé d’exploiter les énergies lumineuses de mes mains, que j’arrive pas actuellement à bien voir, et que je perçois toujours la présence…); Et j’ignore jusqu’à l’instant pourquoi ils exigeaient que je sois hématophage pour pouvoir le devenir, je crois plutôt que j’avais le psychisme nécessaire pour me transformer en une petite fée à pouvoir  d’arrêter les peines des autres, je croyais en moi même  lorsque ma fragilité ne croyait pas en moi.

Et j’ai décidé de devenir docteur en médecine !

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Visée difficile…Changer!!

Dieu a créé en l’homme deux espèces : un Homme, et un mâle, et a défié ceux qui pourront  les élever -tous les deux- dans la même caverne.

” Un médecin des urgences exerçant au CHU Carémeau de Nîmes a été écroué après avoir été mis en examen pour « atteinte sexuelle et viol par personne ayant abusé de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ».”
( Edition France Soir du vendredi 8 mai 2009 page 14 )

 “J’ai peur qu’il nous ai donné des cours… Je sens que je vais commencer à regarder mes prof d’une autre manière…”.

“Si les faits sont avérés, il faut que ce médecin soit puni sévèrement ! C’est de l’abus de pouvoir, c’est gravissime ! ”     Disaient-ils…
Mais moi…*Revenons trois ans en arrière*

Personnellement ça ne me choque pas, ce n’est pas de l’extraordinaire, ma foi.
Je suppose que je serais tellement choquée si je lisais cela avant mon ‘appartenance’ au domaine médical, Mais…Tant mieux alors

L’idée idéale que je formais sur les médecins, la sainteté élitique que j’attribuais aux médecins, et toutes ces pensées enfantines, naïves qui sont le produit de l’imagination féconde de la gosse que j’étais sont toutes disparues dès mes premiers jours à la fac de médecine… J’ai découvert que les ‘dieux du bien de l’humanité’ ne sont en réalité que des imparfaits, qui sont disposés aux risques de suivre leurs instincts, et d’aller jusqu’au bout pour leur volupté, et ce n’est pas l’issu de mon imagination cette fois-ci, mais plutôt le résultat de mes contemplations silencieuses et philosophiques, et mon sens d’observation – se développant de plus en plus d’une manière époustouflante, j’y peux rien-.

La vue d’un de mes professeurs en train de mater les formes d’une de mes ‘consœurs’ lors de ma première année m’a poussé au début de penser que l’effet de je-miss-my-sweet-home me provoque des illusions optiques, et je me disais parfois que c’est l’effet des pics hormonaux cycliques dont je me suis pas encore habituée…à un stade plus avancé dans mon exploration de ce nouveau monde, je m’suis dit:” tiens, il est pédophile, il ‘est prof, et bien instruit, il ‘est médecin, mais il est pédophile…’

Ensuite, j’ai passé à la contemplation des ‘Morula-médecins-aux-caractères-enfantins-vu-précocité-de-quitter-l’école’ , je m’suis permis de ‘jeter l’oreille’- lors de mes présences insensées à l’amphi en attendant l’arrivé d’une copine pour bavarder, ou le début du cours pour dormir-, et écouter ce que certaines fifilles discutent, et c’est d’ailleurs, hyper divertissant, surtout si on est à la fac de médecine, où les cervelles, les cervellettes, les serviettes de certains se donnent aux chiens errants pour rien, juste après leur inscription à la première année des majestueuses études médicales, et s’habituer au bourdonnement d’oreilles s’impose, vu les tourbillons que font les airs dans leurs crânes inhabités …Je disais qu’elles font marrer certaines fillettes -et d’ailleurs d’autres garConettes- que je me demandais qui sera le con leur permettant de le toucher, pardon…de l’ausculter; Conne que je suis, je le permettrai jamais…

Durant toute ma première année, je me demandais : « qu’est ce que je fous là ?? »

…Prélude d’une symphonie ahurissante à provoquer des nausées.

Maintenant, je suis à la faculté de médecine, je sais ce que je fous là bas , j’bavarde avec mes copines à l’amphi, avant le début du cours, je dors moins lors du cours, j’ai arrêté d’espionner mes consœurs et confrères – quoique elles m’poussent à le faire des fois, non par leurs mimiques bien expressifs qui me font demander what the ‘interesting’ they are talking about, mais tout simplement car elles parlent à haute voix sans avoir honte que les autres entendent leurs babillages- et puis je passe des examens,…et je bois trop de café lors du décalage…

J’ai commencé à éprouver également du respect à mes professeurs, ce ne sont que des humains, ils sont vicieux autant qu’un humain ‘ordinaire’, ils peuvent être des dragueurs comme un simple humain qui flâne dans ‘les rues’, ils peuvent également être des pédophiles qui matent les gosses de la première année qui n’oublient pas encore d’acheter leurs réserves de sucettes avant de venir prendre leur cours, ce ne sont que des humains en fin de compte, pourquoi je les juge ?!

Et de leur ‘humanité’, des gestes plus humains peuvent se produire, à savoir: violer sa patiente, ça ne fait qu’à  flatter, il est viril ! Ou bien oublier son matériel de chirurgie aux fenêtres charnelles, lors d’une chirurgie…Il est imparfait, un pauvre humain…

Bref, pour vivre ma vie, comme m’chantaient certaines connasses, et jouir de ma santé le plus possible, j’ai décidé de délaisser mes fables tissées autour des médecins, délaisser mon platonisme poussiéreux…Et vivre la vie toute imparfaite, et m’attendre à tout jaillissement de l’erreur humaine …

3ans Plutard:

“professeur  D.S accusé d’harcèlement sexuel par un tas d’étudiantes… 
Ceci se produit en silence depuis des annéees, mais finalement l’injure a fait parler une de ses victimes qu’elle l’a affronté en plein amphi, pour qu’on assiste après à une succession de témoignage des autres étudiantes…suite à ceci l’ensemble des étudiants ont organisé une manifestation où ils REVENDIQUENT son départ.”

(Hibapress 13/05/2011)

Bon Dieu, pas maintenant…Ca fait quatre ans que j’essaie de travailler et de raffiner ce sens de respect aux professeurs, et ça fait toute une vie que je dépense à respecter les plus âgés…Ce n’est rien, mais j’ai juste mal à trouver quoi respecter!

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DeathNote.

Amour des motsQuand on veut transformer son stylo en une arme …Eh bien c’est le désespoir total…

J’ai lu un jour qu’une romancière arabe s’amusait à tuer des hommes l’un après l’autre sur des bouts de papier par son stylo, je l’imaginais comme une guerrière armée d’un stylo en guise de Katana d’un Samurai, de ses mots en guise de lames d’une Ninja, entrain de les massacrer, chacun à son tour, vengeant sa féminité blessée, laissant finalement  la scène où il n’ya que des vestiges d’humains,  des carcasses inhabitées déchiquetées sanglantes, et partant en poussant des rires sataniques de victoire…

Ce n’est pas que j’ai de l’imagination tordue nah nah nah… c’est bien ça son principe, c’est une grâce que Dieu a donné à cette dame, de pouvoir se débarrasser de sa mémoire, s’exorciser de l’amour d’un homme, en le momifiant en un livre, en un texte…

Et nous avons tous le droit de l’envier, car nous avons eu tous des envies de meurtre envers  quelqu’un, à un moment donné, suite à un quelconque incident, et par manque de moyens, nous n’avons pas pu satisfaire nos instincts de vengeance, nous n’avons pas pu nourrir notre haine par sa succombe, nous avons  juste pu nous adapter à cette flamme à l’intérieur de nos poitrines, à ces brûlures qui font mal partout, mais que nous n’arrivions pas à voir pour les soigner , à ce bol ferme dans la gorge qui nous empêchait de respirer, et qui est devenu juste un partie de notre entité, qui a su nous parasiter, et que nous avons pu survivre à sa persistance.

Cette écrivaine n’est  pas la seule à réaliser que son talent qui enrichie son âme et ses poches, pourrait l’aider à « savoir vivre », à « bien être » et toutes ces notions que nous lisons partout mais que nous ignorons à quoi ils ressemblent ; S’exorciser par l’écriture est bel et bien un art ancien, une thérapie traditionnelle…et l’être humain étant un créature faible et susceptible d’être hantée par n’importe quelle entité plus puissante, plus séduisante, reste accroché toujours à sa liberté et son rêve éternelle d’indépendance , et ne peut que faire ses essais de sauvetage en écrivant, en chantant, en dansant, ou finalement en noyant son corps et son esprit traitres ne voulant pas lui re-appartenir , résignant au colonisateur, dans l’alcool, le tabac, ou le travail…

C’était pas mon but au début de parler des grands sujets de l’humanité ma foi, ces sujets qu’on ne cesse pas de discuter à la média dans toutes ses formes, j’ai mes propres sujets, et ils m’épuisent suffisamment, à un point que vous ne sauriez jamais l’imaginer,  je laisse à la média son droit d’édition de ces sujets ennuyeux sur le tabac, et l’alcool etc etc… Je n’approuve pas ces moyens de fuite de sa réalité, certes…je …juste …m’en fous !! J’ai mieux de quoi m’inquiéter…

En fait mon but de parler de ma fameuse écrivaine m’échappe à chaque fois ; Serait ce car je ne sois pas prête à en parler, car je ne sois pas encore capable de tuer en écrivant, ou peut être car ma face angélique refuse de lier un art sublime qui est l’écriture à des meurtres, car ma face enfantine refuse de tacheter ce beau blanc en sang, tellement c’était ma phobie, voir du sang, au cours de mon enfance ?!

Eh oui, c’est devinable, je voulais tuer, j’ai ouvert cette page avec une intention de tuer, mais je n’ai toujours pas les mots pour réaliser cela, et j’ignore si je vais les avoir un de ces jours pour le(s) tuer, mais une chose dont je suis certaine…j’aurais toujours cette furieuse envie de tuer, par un stylo, par des mots ou autres, je resterai sur ma soif  jusqu’à ce que j’anéantirai ce mur entre ce rêve et ma réalité…et Jusqu’alors je continuerai à adopter ces poussiéreuses expressions de lâches, et cette prière de douleur : «  Si l’on veuts’exorciser  d’un Satan  qui nous a hanté par une mégarde de notre part, il ne faut pas nous laisser nourrir notre haine à son égard, en la nourrissant, on  ancre encore plus profond ses racines dans nos abîmes, la haine n’éteint pas la colère, le regret n’éteint pas la colère, la haine se nourrit de nos fonds jusqu’à ce qu’elle les déserte, la colère se nourrit de nos cerveaux jusqu’à ce qu’elle les paralyse… »

En attendant, je vais apprendre ces phrases, pour les réciter et les répéter au cours de mes appels au sommeil…

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